jeudi 28 août 2008
appel d'air
mercredi 27 août 2008
et aujourd'hui... c'est mercredi
lundi 25 août 2008
today it's monday
vendredi 22 août 2008
deuxième moment de prédilection
premier moment de prédilection
Il y a deux moments que j'apprécie particulièrement dans une journée, surtout depuis que je ne fais plus grand chose en réalité, et que je n'ai par conséquent aucune pression sur les épaules, si ce n'est celle de la société (tu vas trouver du travail à la fin?)
Le premier c'est le matin, je quitte l'appart tranquillement en oubliant forcément quelque chose à l'intérieur, descends rapidement les 7 étages, ouvre la porte qui donne sur la cour, et me retrouve dehors : je hume cet air, assez doux car c'est l'été (même si on ne dirait pas), souvent chargé d'humidité, et je suis contente. Je traverse la cour, arrive dans la rue, et continue de humer, de sentir, car avant on ne se rend pas bien compte, la cour étant un espace clos, et l'air sent le matin, la fraîcheur de la pluie, ou de rares fois la chaleur à venir. Ce que j'aime en particulier, c'est ce petit moment situé entre deux moments: celui où je débarque à l'extérieur et celui où je m'engouffre dans un autre intérieur, ce petit moment entre la sortie de mon immeuble et l'entrée dans l'immeuble du CCF.
S'il y a du soleil, je marche le long du trottoir éclairé, je souris aux glaces qui tapissent le casino derrière l'hôtel Reval Latvia, je traverse la rue Brivibas (liberté) et marche vite, en pensant au café que je vais me servir en arrivant au centre (un vrai rituel).
S'il pleut, comme aujourd'hui, je hume l'air qui me fait penser à la Bretagne (douceur et humidité), m'imagine pendant quelques instants là-bas, au milieu des hortensias, dans le gris-bleu du ciel, puis retrouve le pavé familier de la rue Dzirnavu (rue du moulin), me mets à l'abri de la galerie qui prolonge le mur devant le casino, m'engouffre dans une petite galerie commerçante, m'arrête au dernier magasin sur la droite, le gastronome, pour acheter, (si le hasard est avec moi car ils n'en ont pas tous les matins), un chausson aux pommes à peine sorti du four, tiède sous le papier, que le gras du chausson traverse évidemment très vite, pour former des auréoles brillantes, qui au passage graisseront un peu le fond de mon sac, chausson que je mange une fois installée derrière mon "poste de travail" (en l'occurrence poste de glandage actif), une fois mon café noir servi dans une des grandes tasses à motifs variés, parfois publicitaires, que je choisis avec circonspection chaque matin: celle-là ou bien celle-là?
la bleue ou la orange?
Pendant que j'écris ces mots, la pluie, dehors, s'est affermie (bizarre pour de la pluie mais je trouvais ce verbe avantageux): elle tombe fort et comme les fenêtres sont ouvertes, nous jette son tapage à l'intérieur.
Et oui il pleut, il pleut pas mal même aujourd'hui. D'ailleurs c'est fou comme il pleut dans ce pays! Je n'ai jamais connu ça, un pays où il faisait aussi mauvais temps.
Météopathes s'abstenir!
Si je mettais en ligne tous les textes que j'ai écrits depuis que je suis ici, on verrait qu'effectivement, rares ont été les fois où j'ai parlé du beau temps.
Je parle je parle et j'en ai oublié mon sujet, du coup mon deuxième moment de prédilection va passer à la trappe. tant pis!

