Ai achevé le bouquin de Vassilis Alexakis; un peu comme le précédent que j'avais lu (Les mots étrangers), c'est un bouquin attachant, peut-être autant pour sa vacuité que pour son contenu. La quête du sens de l'Epsilon ne fait pas vraiment illusion, c'est un prétexte, tombé comme un masque assez rapidement, pour parler d'autre chose, de sa mère surtout, mais par tant de détours parfois que l'on ne sait plus bien si l'auteur lui-même sait ce qu'il veut nous raconter.
On ne s'ennuie pas, on le suit dans ses déambulations qui n'ont pas toujours grand intérêt (peut-être pour lui non plus d'ailleurs), ce qui donne l'illusion d'un texte écrit au fil de la plume sans idée d'ensemble, l'ensemble se dessinant au fur et à mesure de l'écriture et presque accidentellement dirait-on.
On s'y sent chez soi facilement et l'on est presque reconnaissant à l'auteur de ce manque de génie (ou de son art d'y faire croire?)


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