lundi 29 septembre 2008
vélo
travail dans le jardin; dégager un petit rectangle de terre pour planter des salades d'hiver, et peut-être des poireaux; bêcher, arracher les racines récalcitrantes, fendre les petites mottes de terre. Vu un ver au moment où je me demandais justement :"mais où sont passés les vers de terre?".
Dans ma tête sous terre il y a des vers.
bessus c'est la bêche en latin; autant dans certains domaines on fait des progrès incroyables, autant dans d'autres, on continue d'utiliser les mêmes outils qu'il y a deux mille ans, et plus encore.
Il est bon de tomber sur une faille comme celle-ci, dans laquelle on aperçoit la continuité que forment certaines actions humaines, qui se répètent inlassablement depuis des millénaires.
C'est comme une ligne, intangible mais sûre, qui traverse le temps et à laquelle on se sent arrimé par moments, presque accidentellement.
Et cet arrimage a quelque chose de rassurant, comme si l'on sentait dans son dos la lignée des bêcheurs, donc la lignée des hommes depuis qu'ils travaillent le sol.
Puis nous avons fait du vélo le long des berges de l'Isle, qui ont été aménagées à cet effet. Ai aperçu Barnabé sur la rive en face, des champs de peupliers, de vieux platanes et le soleil qui descendait sur la rivière, et faisait miroiter ses eaux sombres avec quelques canards dessus.
Rentrés dans la fraîcheur du soir, où l'humidité remonte de la rivière et vous fait frissonner.
Soleil au beau fixe, mais forte amplitude des températures: jusqu'à 26° de différence entre 7h le matin et 13h sur la terrasse. Je dors avec couverture plus couette mais suis en short et débardeur au mitan du jour.
samedi 27 septembre 2008
nocturne
Balade dans la campagne, où l'automne arrive très doucement. Ramasser des mûres, des châtaignes et des noix.
Campagne ensoleillée, encore verdoyante, l'herbe qui court sur les vallons entre les pattes des vaches, des moutons.
Dans les fermes des oies blanches regardant devant elles, un dindon et des poules furetant à l'aveuglette; une autre ferme avec des chats partout, des roux, des noirs et blancs des gris des beiges, installés sur le toit aux fenêtres dans la grange, sur une vieille botte de paille, une motte de terre, nous suivant sur le chemin à la recherche de caresses.
Lumière du couchant dans les sous-bois, clignant à travers la masse des feuilles; chênes, noisetiers, châtaigners, pins; puis des tas de troncs empilés au bord du chemin, attendant leur flambée dans la vaste cheminée d'une demeure seigneuriale, d'un châtelet perché sur un des coteaux que l'on aperçoit depuis le chemin...
plongeon dans les siècles qui ont précédé.
c'est en quelque sorte inévitable ici, dans cette région, ce plongeon dans le temps.
Faire abstraction du bruit des voitures qui passent sur quelque départementale en contrebas, oublier les petits pavillons résidentiels qui rongent chaque année quelques hectares supplémentaires sur cette campagne magnifique, et penser l'espace d'un instant à ce que cela était, il y a cinquante ans, cent, deux siècles, dix.
Mais il n'y a rien d'irréversible, et point de regret dans ces paroles.
d'ailleurs chaque année les roses continuent de fleurir.
On peut juste recréer dans sa tête, le temps d'une reprise de souffle dans la pente du chemin, les conditions qui prévalaient quelques siècles plus tôt et laisser son regard courir sur ce même pré, en se demandant depuis combien de temps il est là.
Il fait nuit quand je rédige ce message, d'où le titre.
mardi 23 septembre 2008
vue sur les toits
C'était particulièrement le cas à Riga, où j'habitais au 7è et dernier étage d'un immeuble de ville, anciennement occupé par les petits fonctionnaires du Parti: les toits s'étalaient devant moi, et souvent ils brillaient intensément, comme s'il venait de pleuvoir.
Là je suis assise pareil, au 6è et dernier étage d'un immeuble parisien plus récent, et donc plus bas de plafond (qui équivaudrait peut-être à un 5è étage de mon ancien immeuble en Lettonie) et en face de moi, les toits s'étalent, gris eux aussi mais mats, sans effet de surbrillance.
Je trouve simplement drôle, à quelques temps d'intervalle, de me trouver ainsi assise à écrire face à des toits qui s'étalent, à 1696 km de distance.
Météo du jour à 13h00 : ciel mitigé mêlant des tas de petits nuages sans lourdeur à des irruptions de bleu, éclairé par un soleil pâle. De la fraîcheur dans l'air - 15° à Marx Dormoy. J'en ai profité pour attraper froid.
lundi 22 septembre 2008
dimanche parisien
grand soleil toujours
Déambulation dans les rues, fanfare aux Abbesses, terrasses bondées, lecture sur l'herbe, dans un petit square en retrait de la rue près de la place Clichy. Tiens! le resto "le 24", rue Biot, a fermé, dommage... raviolis chinois du coup; cinéma des cinéastes (Le sel de la mer), où je revois des paysages aperçus cet été en Israël-Palestine.
Marcher sur la bordure ensoleillée des trottoirs, ce qui implique un parcours hasardeux dans la ville, où l'on tourne avec le soleil, au fil des heures. S'arrêter devant les menus des milliards de débits de nourriture, devant les affiches de cinéma, celles des spectacles de rentrée.
Retour à la nuit tombante par la Goutte d'or, dans les odeurs de galettes chaudes et de pâtisseries orientales formant des pyramides dans les vitrines des boulangeries, à l'occasion du Ramadan. Parfum de menthe fraîche, débordant de cageots dans les arrière-boutiques, pour la préparation du thé. Queues devant les boulangeries, tous venant acheter juste avant le crépuscule les mets traditionnels qu'ils mangeront une fois la nuit tombée.
Puis Barbès-Rochechouart et ses agglutinements d'hommes parlant ensemble dans des dialectes du sous-continent indien vraisemblablement. Et les vitrines exposant des tas de téléphones portables et des déblocages à 3 euros avec éclairages de pacotille.
Puis entendu parler chinois du côté de Marx Dormoy, qui ne sonne pas très beau à mes oreilles d'occidentale pourtant ouverte à la musique du monde.
Dans la fraîcheur de la soirée me suis enrhumée, après avoir pris le soleil toute la journée.
mercredi 17 septembre 2008
nuages
L'apparition de nuages dans le bleu du ciel accompagne une moindre légèreté de l'humeur. Il faut dire que j'ai rencontré un conseiller anpe cet après-midi qui m'a parlé dépressions, horizons bouchés, Rmistes de 10ans, bref qui m'a dressé un tableau propre à décourager Hercule (pourquoi lui? parce qu'il était très très fort). Heureusement je ne l'écoutais que d'une oreille, regardant par la fenêtre l'ombre d'un arbre sur le mur blanc d'un bâtiment.
N'empêche, si ça continue, ces gens vont se transformer en conseillers en désespoir, ce dont tout le monde peut se passer. Oiseau de malheur, halte là!
Tu ne franchiras pas ces espaces qui te sont interdits car ton réalisme colle aux pieds comme un vieux chewing gum accroché au passage, car tu manques trop de poésie. Voilà pour toi Nicolas (c'était son nom, c'est difficile à porter en ce moment, c'est ptêtre pour ça qu'il était méchant).
J'ai enchaîné avec une visite au centre d'action sociale qqchose, qui m'a permis d'apprendre que de toute façon, je ne réunis pas les conditions pour toucher le RMI. Au moins je ne serai pas rmiste pendant 10ans... c'était presque un soulagement de l'apprendre. Je suis rentrée d'un pas léger.
mardi 16 septembre 2008
chaleur et musique
Ciel toujours bleu. Journées alanguies
bricoles, lectures au soleil, la radio en fond
hier là-bas si j'y suis sur d'anciens musulmans français convertis au christianisme (plutôt évangélique d'ailleurs). L'apostasie, le reniement, la découverte d'une "religion de l'amour" etc. ça me fait penser aux t-shirt "I love Jesus" des filles venues à la rencontre de benoît et qui faisaient la Une du Monde de dimanche-lundi, -t-shirt moulant qu'elles arboraient visiblement avec fierté. Il faut avoir la foi sexy.
Is there a Christian Revival in the air?
Tout ceci sur fond d'effondrement des banques, hedgefund, subprimes, mortgage association et corporation, ou la défaite d'une ribambelle de barbarismes qui disparaîtront peut-être du vocabulaire avant d'avoir été compris.
Ce qu'il y a de bien avec l'histoire, c'est qu'elle est ironique.
Ici RAS. 28° sur la terrasse, 52% d'humidité, 17h20. Je file
lundi 15 septembre 2008
mer agitée sur la côte basque
Samedi l'océan jetait de gros rouleaux sur la plage. Pas de baigneurs, juste des surfeurs.
Grandes marées, sous l'effet d'attraction de la lune, qui était pleine hier soir (c'est ce qu'il m'a semblé quand nous rentrions tard sur Bordeaux).
Côté français, temps extrêmement changeant, qui donnait à la mer des couleurs magnifiques, de l'émeraude au marine, selon que le ciel se chargeait de nuages, ou les dispersait au loin.
Ou bien qu'il était simultanément noir au Nord et bleu au Sud, avec un vent de mer qui faisait s'écraser les vagues dans un fracas d'écume, et mêlait les couleurs du ciel, des montagnes et de l'océan.
Dimanche, côté espagnol, grand ciel bleu, limpide, pour accompagner les tapas et la San Miguel en terrasse, à San Sebastian.
Mais sommes tombées en pleine manifestation pour la libération des prisonniers du parti indépendantiste basque. Echauffourées avec la Guarda civil, me suis fait écraser un doigt de pied dans l'affaire, qui est en train de tourner au bleu.
Manifestants refluant brusquement dans les rues du vieux San Sebastian sous l'impact des balles en caoutchouc, enfin de quelque chose qui faisait un bruit sourd de balle fendant l'air.
On s'éloigne de SS (...) le long de la côte et on se baigne dans une petite ville, Zarauts; ou plutôt on se fait rouler par les vagues, en essayant d'éviter les planches.
Mouette droguée qui n'arrive plus à voler, que je n'ose attrapper, pour l'éloigner de la marée descendante qui la tire, de peur qu'elle me file un coup de bec, jusqu'à ce qu'un gars plus avisé que moi la prenne à pleines mains sans qu'elle rechigne le moins du monde. Je ne sais pas ce qu'il en a fait après, mais il a sauvé la mouette à ma place. Ou bien il est allé l'achever dans un coin pour lui épargner une vie sans ailes...
dimanche 14 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
après l'orage
Après les 30° de ce midi, le temps tourne, des volées de nuages recouvrent le ciel puis s'abat la pluie.
La pluie cesse, les nuages s'estompent un peu, s'en vont par le côté opposé d'où ils sont arrivés (enfin, ainsi le voudrait la logique), mais d'autres semblent bien décidés à tenir le siège.
Et moi, au milieu de mes bricoles administratives, je les regarde.
Sortie après la pluie dans la ville qui retrouve ses contours un peu gris.
Espérons que demain la côte basque m'accueille avec le même soleil que Paris samedi dernier... et que l'on puisse sortir les maillots, dont, à regrets, je n'ai pu user tant que ça cet été.
mercredi 10 septembre 2008
2 days in périgueux (!)
j'espère que vous comprendrez la référence du titre, sinon c pas très drôle...
Sur le sud-ouest aussi grand ciel bleu
16h23
28,8° sur la terrasse (à l'ombre)
66% d'humidité
et même pas eu le temps de faire la sieste au soleil!
Les feuilles de palmiers qui bouchent la fenêtre des toilettes font une lumière verte à l'intérieur.
Hier soir coquilles saint-jacques, ce soir galettes de blé noir, on est bien en France, malgré ce qu'en disait bertrand avant de faire l'andouille en Lithuanie, et avec lequel j'étais bien d'accord à l'époque où il chantait ça, et d'ailleurs j'espère qu'il va s'en sortir.
ça me fait penser qu'à l'époque en question, il y a une dizaine d'années, on le croisait parfois sur le marché Saint-Michel de Bordeaux, assis en terrasse à l'un des cafés de la place, mais je sais pas s'il buvait du thé à la menthe ou du café, et en fait tout le monde s'en fiche de le savoir, moi la première, mais je suis d'humeur à ne rien raconter que de très futile.
J'aimerais bien savoir si c'est un geai que j'entends par la fenêtre ou pas, et l'autre à côté qui chante de façon stridente et tellement aiguë qu'il va finir par franchir le mur du son, c'est quoi?
Ah! Que de questions laissées sans réponse...
lundi 8 septembre 2008
transit à Paris
il fait un temps superbe, l'air sent encore l'été, et je vois avec plaisir la campagne plate, verte, et propre par les vitres du train qui me ramène à Paris.
Mais sans inspiration, je ne détaillerai pas davantage, la fatigue continue de peser sur mes épaules. Hâte de se poser, pour seulement quelques jours cependant, chez soi.
dimanche 7 septembre 2008
dimanche à Lille
je confirme: j'ai bien mangé des moules frites, et même deux fois déjà, et goûté de la troll quelque chose, ai été promenée dans la ville dans un état second, pris des bains de foule, dormi beaucoup pour récupérer de la soirée de départ (retour éprouvant sur la France), n'ai rien acheté à la grande braderie car je suis déjà bien assez chargée comme ça, mais ai vu plein de gens qui achetaient des giraffes en bois, va savoir pourquoi...
vendredi 5 septembre 2008
Last Day in Riga Part II
Puis après cette séance dessins animés au lit, je fais vaguement mon sac, m'habille et file à l'ambassade, pour le pot de départ de mon chef (nous partons en même temps), et petit-déjeune au champagne, ce qui est fatigant.
En pleine discussion avec la femme du cons.cult. qui m'explique (elle a des années d'expérience des chancelleries), que plus les ambass sont de la haute, moins ya à manger dans les réceptions, ce qui visiblement se vérifiait aujourd'hui (j'espère que j'ai pas envoyé l'adresse de mon blog à n'importe qui...).
Voilà, je vais poster ce message et ne sais pas quand je reviendrai sur le blog, mais ça sera depuis la France.
Je vais manger des moules frites à la grande braderie de Lille, ça me changera des salades thon mayo d'ici...
Last Day in Riga Part I
fait-il beau fait-il moche je n'ai même pas eu le temps de regarder le ciel ce matin.
Depuis que je suis officiellement libérée de tout horaire, je regarde la télé le matin, sur le canapé du salon qui nous sert de lit depuis l'arrivée de mon successeur.
Il y a des tas de chaînes russes ou en russe, et l'une d'elles retransmet de vieux dessins animés, qui passaient à l'époque communiste. Et complètement par hasard, il y a deux jours, je tombe sur un dessin animé dont L, qui le regardait quand il était petit en Bulgarie, nous avait montré des extraits.
ça s'appelle "Ну, погоди !" ("Eh toi, attends !"). C'est classique: un loup un peu con poursuit un lapin malin, et moi ça me fait bien rire. Surtout c'était drôle de retomber par hasard sur ce vieux dessin animé, dont j'avais juste retenu la dernière phrase, prononcée systématiquement par le loup à la fin (en transcription phonétique): "Nu, Zayats, pogodi!" : Eh lapin, attends!
Cf lien, pour visionner l'un des épisodes.
jeudi 4 septembre 2008
Contes des couleurs (1973), Imants Ziedonis
Le conte gris
"Dans le printemps gris, tout est gris, la neige est fondue, la terre est grise et les bourgeons sont gris.
Mais le bourgeon gris éclate, et fleurit - chaton de saule! Est-ce que le chaton de saule pourrait être aussi beau et aussi blanc si moi, le Gris, je n'étais pas aussi gris au printemps?
Au printemps gris, dans la terre grise pointe une tulipe verte, pointe de la rhubarbe rouge comme les cornes du diable.
Ou alors, commençons par le matin. Dans l'aube grise du matin, les draps blancs du brouillard nagent dans la prairie. Est-ce que le brouillard semblerait aussi blanc si le matin je n'étais aussi gris?
Dans le ciel gris se lève le soleil rouge du matin et tout le monde voit comme il est beau. (...)
Je suis avant toutes les couleurs. Je suis avant toutes les couleurs que les hommes attendent. Dans le matin gris, ils attendent le soleil, dans la nuit grise, la lune.
Dans le printemps gris, ils attendent les fleurs, dans l'automne gris, la neige blanche. Je suis le Gris et c'est à cause de moi que les hommes cherchent les autres couleurs."
extrait
pluie
il suffisait de dire hier qu'il faisait beau à un moment donné, pour que la pluie, telle une punition de rentrée des classes, nous rattrape et s'abatte sur la ville, sans discontinuer depuis hier soir.
En voilà de drôles de manières.
Sûr qu'en quittant Riga je ne regretterai pas ce climat, on n'a rien fait de pareil ailleurs dans le monde, dans celui que j'ai visité au moins.
Un auteur letton parle dans un conte de l'importance du gris, qui permet à toute autre couleur de paraître belle par comparaison.
Il rend hommage à la nécessité du gris, car sans lui point de beauté.
Et certainement c'est une façon de défendre l'éternelle grisaille lettonne, dans laquelle un soleil vague caressant vaguement la cime d'un bouleau, a l'effet d'un miracle.
Le blanc censé succéder au gris, cette neige attendue après l'enfouissement dans la boue de l'automne, de même le vert qui apparaît dans cette même boue, à la fin de l'hiver, et la première fleur, presque indécente tant tout est gris autour, sont des miracles nés de ce gris.
Tout n'est que rancoeur, renfoncement en soi, mais au milieu de cette boue du temps et de l'humeur, il y a des moments d'éternité.
Je m'y suis moi même trompée, lorsque je traversais rapidement la Lettonie, revenant de Moscou, par un mois de juin, il y a quelques années. La lumière rasante et si longue à tenir, éclairant des prés si verts et des chaumières d'une telle simplicité qu'elles semblaient sortis d'un conte; cette lumière du soir sur la campagne lettonne dans les jours les plus longs de l'année, lorsque l'on frôle l'absence totale de nuit, forme un souvenir ayant partie liée avec le merveilleux, mais complètement décroché de mon expérience réelle de ce pays.
Mais je ne renie pas la réalité de cette lumière, qui est vraiment quelque chose de rare.
Pour qui aime regarder, il y a ici quelque chose à voir, si l'on accepte d'en passer avant par cette boue et cette profusion de grisaille.
mercredi 3 septembre 2008
il fait beau
Tranche de ciel tout bleu aperçue par derrière mon épaule.
Il faudrait que j'aille me promener, regarder le vert encore vert des feuilles, le bleu souvent pâle du ciel balte (d'ailleurs en letton balts veut dire blanc, ça n'est pas un hasard).
Et ce soir, belotte.
rêve
Je dois me battre beaucoup la nuit car au matin je suis fourbue.
D'autres fois sans doute je me bats à mains nues, ou contre les choses, mais cette nuit j'ai tiré sur quelqu'un avec un gros pistolet, ce quelqu'un devait être éliminé car c'était un traître. C'était une sorte de mission.
J'étais cachée dans une petite pièce et c'était dur car en réalité j'y étais enfermée, on ne pouvait ouvrir la porte que de l'extérieur. Alors j'ai dit que c'était pas possible et ils m'ont mise dans une autre pièce, un peu moins claustrophobique.
On m'avait prévenue que je devais tirer sur la première personne qui entrerait, car ce serait le traître.
Et effectivement la personne qui est entrée était un ami, du coup j'ai hésité à obéir aux ordres; mais puisqu'il le fallait j'ai tiré, par contre pas mortellement.
J'ai visé un peu au hasard car c'était la première fois que je maniais une arme, mais j'ai essayé d'éviter le coeur, la trachée ou le crâne; je crois que j'ai tiré dans le bide, un peu sur le côté.
Du coup j'étais pas mécontente, car j'avais rempli ma mission, mais je n'avais pas tué cet ami.
curieux ce rêve, mais parmi tant d'autres plus curieux encore...
ps: cet ami n'avait pas de visage identifiable, vous pouvez dormir tranquilles
lundi 1 septembre 2008
derniers jours à Riga
Voilà, mon séjour en Lettonie touche à sa fin.
Officiellement, je crois que je ne suis plus en fonction à partir d'aujourd'hui, mais j'affectionne assez mon bureau pour revenir y traîner un peu.
Hier dimanche, pique-nique dans la fraîcheur de cette fin août.
L'été aura fait une brève apparition pour déjà s'en aller.
C'est d'ailleurs étrange, cette impression d'avoir à peine entrevu l'ombre d'un été que déjà l'on s'embarque vers l'hiver, lentement mais sûrement.
Il y a une semaine encore je crois que nous avions trop chaud la nuit avec la couette, et déjà depuis quelques jours elle se supporte bien.
Les fenêtres qui restaient ouvertes en permanence se referment maintenant avant de quitter l'appartement.
Et le pull s'est glissé entre le t-shirt et la veste.
Ah oui, et puis hier c'était grand ménage, emballage et étiquetage des valises qui partent en avance. J'ai entendu ce matin leur descente bruyante dans la cage d'escalier; j'aurai peut-être dû marquer "fragile" dessus, car elles ont cogné chacune des marches le long des 7 étages. J'ai eu mal pour elles. L'imprimante va-t-elle s'en sortir?
Et aujourd’hui c’est aussi le jour d’arrivée de mon successeur. Ce qui est assez drôle, c’est qu’en plus de reprendre mon travail, mon bureau, mes élèves, il va habiter mon appartement, dormir dans mon lit, s’asseoir sur la même cuvette de WC que moi…utiliser mon savon peut-être même ! C’est fou. C’est comme s’il allait s’incruster dans l’empreinte exacte que j’ai laissée ici.
Peut-être deviendra-t-il moi ?
Il faut qu’il prenne ses précautions pour ne pas s’incarner dans une vie que j’abandonne…
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