jeudi 30 octobre 2008

neige en Mayenne

ça y est c'est l'hiver; on y est entrés brusquement, sans ménagement le froid, la pluie ont succédé à l'été indien, et ça me plaît bien.
Ce matin je suis sortie sous un grand parapluie noir, j'ai remonté mon col et m'en suis allée dans le vent.
En rentrant j'entends qu'il neige en Mayenne.
Et que c'est le bordel dans l'Aveyron aussi.
Hier en se promenant vers minuit sur le canal désert, il faisait environ 4°, une brume courait sur l'eau, les arbres se reflétaient parfaitement dans l'eau noire, du fait des lampadaires placés derrière, et cela créait une atmosphère énigmatique, fantastique.
ça donnait envie de peindre ces arbres noirs se reflétant parfaitement dans le noir de l'eau.
Hier encore j'ai passé du temps à faire mon dessin préparatoire mais n'ai pas encore touché à la peinture.
J'ai retrouvé et relu le cahier d'amitié de l'enfance.

mercredi 29 octobre 2008

froid

Fait un peu froid, pourvu que le réparateur de chaudière passe aujourd'hui.
Temps curieux, le soleil essayant de pointer sans y arriver vraiment, ça donne une lumière diffuse et un peu gazeuse.
Pas dormi assez, mais je m'y suis habituée, à ce nouveau rythme, où, comme je le disais à E.Max, la part nocturne a pris le pas sur la part diurne, et la nuit les pensées ne sont pas les mêmes que celles qui nous traversent la journée; en l'occurrence ces pensées nocturnes déteignent sur le jour et l'influencent.
Allez, je vais préparer les coquilles pour ce midi.

mardi 28 octobre 2008

comme un mardi

Nuit sans sommeil, encore une.
Remis le nez dans mes affaires de peinture car demain je m'offre une session de 2h chez mon ancien professeur, cela fait si longtemps que je n'ai plus touché un tube ni une toile, mais l'envie refait surface soudain, car j'ai du temps.
Avance bien dans mon bouquin, vu que je n'arrive pas à dormir.
Temps maussade, comme prévu, et froid dans la maison car on n'arrive pas à démarrer la chaudière.
Des nouvelles du Népal: "de retour a Namche Bazar,tt s`est bien passe`,11eme jr de trek,ascention du Kalapattar,vue sur l`Everest[on le voit partt cui la]beau tps je peux pas tt raconter avec ce clavier c`est un qwerty,^m paulo est en forme,ds 2jrs a Kathmandu,suite au prochain numero"
Dans la nuit, en attendant que le sommeil vienne, j'ai révisé mes capitales latino-américaines sur un globe.
J'ai imaginé faire un grand voyage en mer, vers les mers chaudes de l'Océan indien, mais il faut d'abord que j'apprenne la voile, car j'avais envie d'un voyage en voilier.
J'ai essayé d'extraire de l'oubli de très anciens souvenirs, de repêcher les plus lointains souvenirs qu'on puisse avoir, sans beaucoup de succès, je cale toujours sur la même image, ancienne mais biaisée par sa convocation régulière, car elle définit le seuil de ma mémoire, depuis le temps que je la convoque, j'ai eu tout l'art de la recomposer, et de la perdre du même coup.

lundi 27 octobre 2008

WE bordelais bis bis

Encore un, mais le dernier d'une série, je n'aurai plus d'aussi bonne raison d'y aller maintenant.
Il faisait toujours aussi beau - coucher de soleil sur le fleuve qui dégradait différents tons de rose, jusqu'aux pierres des façades 18è qui réfléchissaient une lumière très douce sur les quais.
L'Abralat où on a abusé des ballons de graves, un appart dont j'ai découvert le nom des locataires vers 6h du matin, le marché Saint-Michel et les croissants frais au matin, l'espace culturel G.Brassens à Léognan pour voir une représentation de la pièce de Pessoa Le Marin, les canapés du chat qui pêche plus tard dans la nuit, qui a bien changé depuis mes années bordelaises etc.
Aujourd'hui pluie fine et continue, Jar city au cinéma, un thriller islandais qui vaut le coup.
Soirée calme en perspective et temps maussade à prévoir pour demain.

vendredi 24 octobre 2008

soleil encore

Le soleil éclabousse la terrasse, le jardin, et nos visages.
la vie tourne, pas vraiment en rond, mais tourne.
nuits d'insomnie
ne pas déranger le chat, installé au milieu du lit, écouter les râles de la chienne, qui a une bronchite chronique, et attendre patiemment que le jour pointe, et sans faire exprès se rendormir, quand ailleurs tout s'éveille.
lire
faire des exercices de respiration abdominale
se chauffer au coin du feu le soir, quand la fraîcheur et l'humidité montent et refroidissent les os, regarder brûler le bois, se former les braises
fascination élémentaire pour la danse des flammes
vie sédentaire
l'odeur de la soupe au potiron envahit la maison
ou celle du gratin de choux-fleurs
ou celle de l'aspirateur
il y a une multitude d'odeurs et de résolutions minuscules qui traversent la journée
s'y tient-on ? rarement
elles alimentent aussi les nuits sans sommeil, et de fil en aiguille nous fabriquons de toute pièce des journées entières que nous vivons depuis notre lit, en se disant qu'ainsi nous serons préparés pour la journée qui vient, tout paraît net et clair, et au matin nous oublions, nous enchaînons les gestes coutumiers et laissons de côté toutes ces mini-résolutions prises dans la nuit.
elles ont perdu l'importance qu'on leur accordait dans l'agitation de la nuit, perdu leur caractère exigeant et s'en vont de nos têtes presque aussi facilement qu'elles y sont entrées...

mercredi 22 octobre 2008

pauvre petit

pauvre petit blog délaissé... pas d'avis de tempête, ni ouragan ni tornades à l'horizon, le calme plat... et dans cette mer étale du quotidien, où pêcher des idées pour écrire?
Ma tête est encombrée de lettres où je tente autant que faire ce peut de paraître motivée, et lorsque vient le soir, le cerveau a besoin de vide et les yeux de quitter la luminosité fatigante de l'écran.
Difficile d'y revenir ensuite pour aligner quelques phrases sur ce quotidien sans remous.
Et ce qui me passe vraiment par la tête la nuit lorsque je n'arrive plus à dormir, ce n'est pas l'endroit de le révéler.
Chacun cultive son jardin secret, et à trop se dévoiler, les exhibitionnistes eux-mêmes doivent se fatiguer.
Peut-être devrais-je faire appel à des gens qui vivent sous des latitudes plus exaltantes ou de moindre repos. Peut-être ces gens-là ont des choses à dire, de ces choses qui ont au moins le relief de ce qui est étranger.
Trop connues nos contrées pour être racontées ou bien...
Allez, je clos la session.

dimanche 19 octobre 2008

quoi de neuf

Virée expresse à Paris. Ce que j'en ai retenu: c'était un peu fatigant. Cette ville avale l'énergie, surtout quand on a oublié ce que c'était.
Retour vendredi pour une courte halte au bercail puis départ pour Bordeaux le lendemain, d'où je viens de rentrer.
Journée lumineuse et fraîche d'hier, le long de la Garonne et de ses eaux particulièrement boueuses
et dans certains quartiers qui sentaient trop fort la bourgeoisie, nos pas ont glissé sans s'arrêter, pour arriver jusqu'aux chartrons.
Aujourd'hui journée plus lumineuse encore, où l'air était d'une tièdeur qui frappait l'esprit, et balayait le visage avec infiniment de douceur.
Mais journée écourtée par un réveil tardif et ensuqué, et dont je n'ai pas profité autant que j'aurais voulu.
Pourvu que l'air soit aussi doux et limpide demain !

mardi 14 octobre 2008

ben alors!

quand on n'a pas d'imagination, on met des titres à la con.
De retour de Montpellier et d'une super salade nature, camping dans les vignes, pinard à volonté, danse au milieu des cuves à vin pour finir à 7h du matin sur le connemara, suivi de Bach (la moujik adoucit les morses), réveillés à 10h parce qu'un chien faisait une crise d'épilepsie ou quelque chose du genre et que je dormais ds la même tente que ma pote evalavéto, également dite la batavia, pour son teint frais tirant sur le vert clair (un problème de mélanine au chewing gum).
Sur le départ pour la capitale, dans la grisaille qui s'est abattue sur nous depuis dimanche - le temps s'est bouché et il est tout poisseux.
Alors que vendredi et samedi, quelles journées! en débardeur jusqu'à 22h (c pour la rime), petite sieste sur le coteau dans les odeurs de thym, les yeux dans les pins méditerranéens (rime bis), avec l'air chaud qui fait trembler leurs aiguilles et ça faisait comme une petite musique délicate et poétique (rime tris)

jeudi 9 octobre 2008

piscine

ah! c'est bien de nager, même dans les pieds du nageur de devant, même en éclaboussant mon voisin de gauche en tentant un papillon rudimentaire.
Et puis j'ai fait du tobogan, après avoir fait la queue au milieu des enfants, et ça m'a donné quelques sensations.
Et puis j'ai mangé de la pizza, de chez l'italien au rond point des poissons qu'est marié avec une munichoise et dont la fille chante accompagnée par son frère au piano. Une calabrese, trop délicieuse (la pizza).
Et puis demain je pars à Montpellier alors je vous dis à la semaine.
(prochaine)

petit matin

Les fenêtres sont encore embuées, et du côté de Château Barrière des filets de brume voilent l'approche des collines.
Eclairée par la lumière du matin, cette brume fait l'effet d'une fumée vaporeuse, qui va se dispersant à mesure que le soleil monte dans le ciel d'octobre.
La journée se présente bien, mais je cours après le temps chaque nouveau jour qui se fait, et quand le soir arrive, je me dis que j'aurai pu faire plus. On a chacun des comptes à régler avec soi-même.
Par ailleurs et depuis quelques temps, mon corps se rappelle à moi par toutes sortes de petits maux, de gorge de bouche, de pied, de main, d'yeux, de dos... Voulant lutter contre cet état de faiblesse qui fait que le corps se délite pour rien, j'emploie des remèdes contrariants qui me le rendent plus douloureux après. J'avais mal aux pieds mais ai continué d'abuser de leur capacité à me porter; je suis allée courir et les pieds déjà fragilisés sont devenus complètement impotents, sans parler des courbatures qui font que je descends les escaliers en canard, et ce soir je vais aller tester l'Aqua Parc, histoire de changer de courbatures.
Déjà le week-end dernier je me demandais si j'allais pouvoir aller danser, mais pour le week-end qui vient, je vais devoir partir avec mon elastoplast, mon ketum, mon eludryl, mes granulés d'arnica, mon secale cornutum et mon hamamelis composé, sans oublier la tente et le duvet bien sûr. Et oui je vais faire du camping.
Il fait encore frais dans la maison. Vivement que le soleil chauffe.

mardi 7 octobre 2008

terrasse

pendant ce temps là

Ma soeur vogue dans l'océan Pacifique.
Le bateau a quitté Nouméa il y a un mois, a transité par Hawaï où elle s'est baigné à Waïkiki. Ils ont poursuivi leur route via les Fidji, en Océanie, dont la capitale est Suva.
Puis sont passés par les îles Marshall en Micronésie (où avaient lieu les essais nucléaires américains).
Il y a deux groupes d'îles principaux dans les Marshall: les îles du soleil levant (Ratak) et celles du soleil couchant (Ralik). C'est dans ce deuxième groupe qu'on trouve l'île de Bikini.
Quand j'entends parler de la Micronésie, je pense au film La ligne rouge, qui se passe là-bas.
Le bateau se dirige maintenant vers Singapour. Il y a une petite piscine à bord.
Quand il ya du boulot ils fonctionnent en 12-12: midi-minuit ou minuit-midi.
Je lui ai demandé de m'envoyer des descriptions même brèves, comme de tout petits rapports de situation, car moi je n'avais rien à raconter. J'espère qu'elle y pensera.

lundi 6 octobre 2008

ralentissement

Il va de soi que l'on n'a pas toujours quelque chose à dire, et c'est le cas depuis plusieurs jours.
De retour de ce week-end à Bordeaux, je reprends les activités routinières que j'avais laissées en cours, et ne trouve pas d'inspiration valable pour remplir ce blog, ou le rafraîchir.
Mais il faut s'y tenir, autant que faire ce peut, et continuer de le faire exister en attendant de retrouver des choses à dire...
Ce constat étant fait, on comprendra la baisse d'activité qui le caractérise en ce moment.

samedi 4 octobre 2008

bordeaux

Arrivée hier dans un train bondé de lycéens et autres rentrant chez eux pour le we, descendant dans les quelques gares entre Périgueux et Bordeaux. Pas réussi à finir mon bouquin, parasitée par les discussions parfois intimes de mes voisins. Vent frais temps clair. Nous partons à un vernissage au capc, poussons jusqu'aux chartrons pour boire une bière dans un petit pub irlandais, revenons par l'opéra sur le parvis duquel se tourne un film, dans ce décor très 18è, luxe de lumières, façades respirant la richesse des anciens marchands bordelais, des vieilles familles tenant le haut du pavé. S'enfoncer dans les ruelles du quartier Saint-Pierre, pour aller manger la fameuse pizza aux aubergines au Giacomo, et poursuivons dans un petit troquet près des quais.
Le temps a fraîchi mais reste dégagé. On s'installe tranquillement dans ce mois d'octobre qui commence.