Ce matin la fontaine en plan incliné qui est au centre de la place de Catalogne était gelée.
Et par terre les résidus d'humidité s'étaient figés en petits agglomérats blancs et glacés.
Des plaques de verglas couvraient les dalles jusque devant le bureau et j'ai failli y passer.
Les quatre jours précédents: Noël tronqué à Périgueux, repos très relatif, pèlerins allemands sur le chemin de Compostelle (des fous, avec plus de 30 kilos sur le dos et en plein hiver) rencontrés à l'abbaye de Chancelade et embarqués dans la voiture pour un noël au chaud. Sont repartis le lendemain sous la neige...
Petite intox alim ou assimilé, retour détestable en train sur Paris avec retard chronique sncf et mauvaise santé, avaler une douzaine d'huîtres à jeun avec une coupe de champagne puis un peu de sancerre par-dessus la petite maladie, histoire de faire aller, soirée tronquée du coup, retour interminable dans la nuit du métro, très grand froid dehors, sommeil irrépressible et frissons continus, je n'en pouvais plus.
Dimanche ménage dans mon nouveau squatt (18è)
lundi 29 décembre 2008
mardi 23 décembre 2008
du ciel bleu pour Noël?
Noël 2005, j'étais dans la ville du même nom, Natal, dans le Nordeste brésilien.
C'était l'été là-bas, il faisait relativement chaud, la nuit tombait tôt, et on ouvrait les fenêtres dans l'appartement pour faire des courants d'air.
On a du rentrer sur Aracaju le 31, après s'être arrêté à Recife, Olinda et avoir longé la côte en bus.
Noël 2006, j'étais à Istanbul, il neigeait, et nos promenades étaient ponctuées d'arrêts dans de petits salons de thé où l'on se réchauffait en jouant aux cartes autour d'une théière, d'un narguilé parfois, et en regardant les bateaux passer sur le Bosphore.
Noël 2007, j'étais à Baku, Azerbaïdjan, il faisait également froid ; une grisaille épaisse et humide a accompagné notre séjour, et là encore, nous avons passé un certain temps dans des salons de thé à jouer aux cartes en grignotant des fruits secs autour d'un samovar. Nous étions passés par la Géorgie juste avant, et avions pris le train de nuit Tbilissi-Baku; nous arrivions au petit matin et à la lumière du jour qui se levait, j'apercevais depuis les vitres du train des tas de derricks en train de puiser le pétrole sur des plaines désolées, et des tas de sacs plastiques accrochés aux arbres rabougris et aux fils barbelés qui entouraient les quelques habitations le long de la voie de chemin de fer; puis la mer Caspienne nous a fait des clins-d'oeil et on est entré dans la ville.
Demain soir je serai plutôt dans le train pour Noël, mais j'espère arriver avant le déballage des cadeaux à minuit.
Noyeux joël à soute!
samedi 20 décembre 2008
c samedi
temps gris sur Paris (comme c étrange)
j'écoute Buika, niña de fuego, et sa voix enveloppante
c'est parfait avec ce temps, cette ambiance et cet appart.
J'ai aussi ces derniers soirs pris le temps d'écouter plus attentivement Mélissa Laveaux (camphor & copper), Rokia Traoré (Tchamantché), et découvert Raphael Saadiq (the way I see it), et tous ces albums sont très chouettes.
J'ai fait une quiche poireaux-carottes que j'ai partagé 2 soirs de suite avec 2 personnes différentes.
Hier nous sommes allées manger avec M. (que je revois pour la deuxième fois après ne pas l'avoir revue pendant 14 ans) dans un petit resto très sympa près de République (où je squatte en ce moment dans un gigantesque appart avec un super canap et un super lit et plein de livres très intelligents), un resto berbère dont la déco fait cantine du Sud: un joli bleu court sur le bas du mur, le reste étant blanc, et il y a divers bibelots, objets un peu kitsh sur cette partie blanche du mur, et des lampes qui font une jolie lumière, et des toiles cirées dépareillées posées sur des tables en formica, avec des chaises du même style, un drôle de lustre, et on a mangé des bricks à la viande hachée et aux légumes grillés et épices et c'était rudement bon (mais j'avais encore un peu faim après, à force de mariner dans les odeurs d'épices du couscous, qui avait l'air fameux).
On a bu un vin algérien qui par contre râpait un peu la langue.
Ce soir aquavit party... je me demande bien ce que ça va donner.
voilà pour ce samedi
mercredi 17 décembre 2008
RAS
hier blueberry nights, c'était un peu chiant...
et puis j'ai eu un peu froid après dans le lit
voilà tout
temps pourri
mardi 16 décembre 2008
koide9?
Alors, rien de particulier, hier Olympia, Gotan project (on m'avait proposé une place), c'était mieux que je ne pensais en concert, et puis ils sont pas avares de leur temps sur scène, le seul hic ce sont les décibels. Les vidéos et effets de lumières qui accompagnent sont vraiment chouettes. Puis manger dans une brasserie parisienne des grands boulevards avec l'oncle, le cousin et le copain du cousin et on a bien rigolé, mais mon tartare de boeuf, pour être plus cher qu'ailleurs, était loin d'être meilleur (qu'ailleurs).
J'ai déménagé ce we, entre autres occupations : un spectacle moyen au théâtre des blancs manteaux (catherine Loeb) samedi soir. C'est une chansonnière assez drôle mais qui, vu son filet de voix, devrait faire plus d'humour et chanter moins. le répertoire des chansons était chouette mais il manquait un interprète à la hauteur.
Ensuite, vu l'heure et la dalle qu'on avait, on est parti au Tambour, où j'ai mangé un rumsteack saignant (je sais pas pourquoi je détaille tout ce que je mange, ou bien c'est que je n'ai vraiment rien à dire).
Dimanche, on a trouvé refuge à l'aquarium de la porte dorée (faisait un sale temps), qui est quand même 4 fois moins cher que cette merde de CinéAqua, et beaucoup mieux: aquariums moins impressionnants en taille, mais tellement plus jolis.
ça m'absorbe la contemplation des poissons, surtout s'ils sont exotiques et présentent des formes, des couleurs ou des caractéristiques sexuelles qui dépassent l'entendement ( le mien du moins). - ceci après avoir -beaucoup- mangé au fameux Bambou, où les clients, et ce n'est pas un mauvais jeu de mots, sont menés à la baguette par les vietnamiens qui font le service (surtout un, celui aux bagouzes de jade et au diamant à l'oreille).
Dormi sur un faux lit constitué de 3 coussins mis bout à bout; autant dire que j'ai mal dormi, mais ce soir, je devrai redécouvrir les joies d'un vrai lit, après un mois de clic-clac bon marché.
ça va être la classe.
bon, L. veut retourner à la piscine pour savoir s'il sera plus fort que sa crampe... la suite au prochain numéro.
vendredi 12 décembre 2008
fatigue...
Quelle fatigue... je n'en peux plus, ça tombe bien, c'est le week-end, mais ça tombe mal, je n'irai pas dans la bulle aquatique me délasser.
Voilà toute mon inspiration, je n'ai rien d'autre mais vraiment rien d'autre à dire ce soir.
bon WE
jeudi 11 décembre 2008
bleu bleu bleu
Le court moment où je me suis glissée dehors pour aller acheter une soupe crabe et asperge (il y a comme ça des semaines thématiques), le ciel était très haut très bleu et ça m'a fait plaisir.
Déjà ce matin, le lever de soleil était beau et j'ai pris des photos par la fenêtre en me brossant les dents, histoire de garder une trace de la vue que l'on a de cette chambre où j'aurais passé un mois environ et que je quitte ce week-end normalement, mais pour ça il ne faudrait pas que j'aille à Center Parc, ou bien je peux me débrouiller pour faire les deux, déménager et partir en week-end.
Hier les mojito au kiwi et à la framboise étaient très délicieux mais presque trop grands. Et les ravioles au parmesan un peu écoeurants. Bien sûr qu'on savait que ça n'allait pas ensemble, mais on a fait semblant.
mercredi 10 décembre 2008
raviolis à la vapeur
donc hier j'étais la piscine, dans le 10è; une piscine municipale que l'on atteint en descendant des tas de marche, comme si elle était située au 6è sous-sol, et plus on descend, plus on est environné par une douce chaleur chlorée, légèrement humide. Hum! après le froid du dehors, c'est trop bien. Obligée d'acheter un bonnet de bain, et L. carrément un maillot, ça en dit long sur notre fréquentation des lieux. Une demi-heure plus tard, L. était évacué grâce à une perche par un des maîtres nageurs, la jambe paralysée par une crampe, et J. avait sa lentille qui lui était remontée dans l'oeil, il n'y voyait donc plus que d'un oeil. Ils ont sagement décidé de passer au plan B de la soirée, tandis que je finissais ma session piscine tranquillement, presque seule dans mon couloir de nage, ce qui me permettait de faire enfin ce que je voulais: n'importe quoi.
Je les ai retrouvés pour une session sushi rue Maubeuge (j'ai pris la nouveauté d'il y a 3 ans: le menu dragonball), L. avec sa patte raide et J. avec des yeux rouges de cocaïnoman (en fait j'en sais rien si ça fait les yeux rouges la cocaïne; faut que je me renseigne).
Et ce midi, c'est raviolis dég à la vapeur.
mardi 9 décembre 2008
neige
pas le temps d'écrire, pas le temps.
Il neige dehors (dedans ça serait embêtant)
du mal à se réchauffer dans ces locaux spacieux, mais pas très chaleureux.
chauffages d'appoint poussés au maximum.
piscine ce soir - quelle drôle d'idée par ce temps!
Hier j'ai mis les pieds pour la première fois à la cité internationale; il faisait froid jusqu'à l'intérieur où je ne me suis pas séparée de mon manteau; j'ai parlé avec un canadien francophone qui a besoin de relecture et correction pour sa thèse. C'est vrai que son français écrit est bizarre parfois... à le relire, j'ai d'abord pensé qu'il était anglophone; ça me semble bizarre à moi de faire une thèse en écrivant si mal, mais peut-être c'est moi qui suis bizarre de le penser, ou incapable de comprendre sa synthaxe ni ce qu'il veut exprimer du coup, a fortiori quand il s'agit de philosophie politique; mieux vaut être clair il me semble pourtant, et qu'une synthaxe limpide vienne servir le propos, car celui-ci est suffisamment complexe en soi pour qu'on en rajoute par un brouillage du style.
Bref, ça n'intéresse que moi, mais c'est ça aussi les blogs, faut se coltiner les réflexions à la con du bloggeur/ de la bloggeuse (je voudrais pas être accusée de sexisme).
Surtout quand celui-ci/celle-ci reconnaît n'avoir pas franchement grand chose à raconter. M'enfin au fond, y a-t-il quelqu'un qui lira ce message?
Ah! c'est malin, je viens de me renverser de la faisselle dessus; et oui j'étais en train de finir mon repas en écrivant (quand je disais que je n'avais pas le temps), et mon repas a fini sur moi.
Maintenant la mandarine, c'est moins dangereux, et puis on peut essayer de la manger sans les doigts, c'est plus compliqué mais plus drôle aussi.
Quand je dis "pas le temps d'écrire", en fait j'écris pas mal ces derniers temps, mais en dehors du blog. Je vous ferai lire un jour.
Est-ce qu'il neige encore?
mardi 2 décembre 2008
zoo
trop de café aujourd'hui.
toujours rien à dire. Ou plutôt c'est jamais le bon moment à la sortie du travail. Et puis ensuite, une fois rentrée dans ma tour-turne, plus de connexion
une connexion ça ne s'invente pas; j'y travaille d'ailleurs mais sans succès.
Donc il m'arrive d'avoir envie d'écrire deux trois petits trucs, relatifs à tout et n'importe quoi, mais ces mots-là restent hors de portée de diffusion, hors connexion.
C'est pas grave, c'était un tout petit passage de ma vie, qui déjà va s'en aller vers autre chose, ça sera un peu pareil et un peu différent à la fois, et dans la foulée j'aurai peut-être une connexion, alors peut-être j'écrirai davantage, je donnerai à manger et à boire à ce blog creux, qui se creuse car il est mal nourri, en attendant il ne dit rien, il est pas du genre à la ramener et à geindre, alors ça nous va bien ces absences de mots, cette absence totale d'inspiration.
Finalement, le silence au milieu des mots, c'est bien aussi, non?
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