jeudi 19 février 2009

instantané

j'ai attendu que le ciel soit à nouveau tout bleu pour poster un message
le temps file, file comme une pelote tombée, mais est-ce que ça mène quelque part? Bah on verra bien au bout.
Bach - concerto pour 2 violons
Hier le Che (au bout de la 4è tentative on a enfin réussi) et des haricots verts
ce matin personne dans l'appart, sans bruit et sans l'odeur du café impossible d'émerger; longue à me mettre en branle du coup, comme un ralentissement du cerveau qui s'extraie tout doucement des brumes du sommeil.
Sur son petit balcon rond et crème au 4è une femme prend le soleil et fume une cigarette. Il y a des plantes qui débordent des colonnes du balcon - des rosiers?
Sur le balcon d'à côté, les porte-fenêtres s'ouvrent et une autre femme arrive au soleil pour étendre du linge. La première a fini sa cigarette et disparaît dans l'obscurité du salon.
Il est 13h00

mercredi 11 février 2009

syngue sabour

j'ai fini le prix goncourt il y a quelques temps, pierre de patience, de l'afghan aux yeux très bleux, Rahimi je crois; c'est vrai que ça se lit très vite, très facilement; je ne sais trop quoi en penser, rien d'extraordinaire durant toute la lecture et cependant cette fin, par sa violence, m' a laissé une forte impression. Je n'arrive pas à juger de la qualité de l'écriture, qui est loin d'être novatrice, mais qui comme une scansion avec ces phrases courtes nourrit un rythme qui finit par résonner en nous. En fait je ne sais pas.
J'ai commencé le Petit traité sur l'immensité du monde, de je ne sais plus qui, un géographe, c'est sympa à lire, quelques pages le soir avant de dormir (y a-t-il d'autre créneau? En ce moment clairement pas)

dimanche 8 février 2009

c'est dimanche

c'est un beau dimanche. Les portes-fenêtres claquent de temps en temps, et avec les klaxons qui retentissent parfois ce sont les seuls bruits que l'on entend.
J'écris au soleil, qui arrive de biais sur le clavier et dans mes yeux.
En face et deux étages en-dessous les voisins prennent le café fenêtre ouverte.
Qu'est-ce qu'il fait beau et qu'on est bien, tranquillement assis au soleil à écouter les bruits de la rue, la rumeur douce du monde en bas.
Hier la fête a duré mais ça n'est pas la fatigue qui m'a envoyée me coucher, juste une lassitude de boire du vin et de fumer, et puis une lassitude tout court.
Un fond de mal de tête survit de la journée d'hier. Nous avons fait un mafé (?) au poulet, à la pâte d'arachide et aux légumes, c'était bon. Du coup j'ai remisé le pot-au-feu pour une prochaine fois. Il y a des artichauts à faire cuire aussi.
Peu dansé hier, pas assez, mais cette lourdeur dans la tête, qui m'a poursuivie toute la journée et s'est réveillée dans la soirée n'était pas incitative. Le manque de souffle également...
Avant la soirée, j'avais commencé à regarder La graine et le mulet, que je terminerai aujourd'hui une fois la nuit tombée car maintenant il fait bien trop beau pour regarder un film. Je reste là, immobile et flemme, tel un lézard, avec seulement les doigts qui dansent sur le clavier de temps à autre.
Il est 15h00.
Dans la rue, des hommes parlent dans une langue que je ne comprends pas, et l'on entend de la musique au loin, par intermittences, portée par l'air.
Le soleil tourne et naissent des impressions de lenteur dans la perception du temps.
On se plaint souvent de la vitesse à laquelle passent les jours, et les week-end plus encore, mais à défaut de ralentir le temps, on peut essayer de modifier notre perception de celui-ci, en prenant le temps de ne rien faire justement: dans cette immobilité les minutes semblent plus longues.
Si l'on regarde attentivement le temps passer, on se défait de cette impression de fuite vers l'horizon, de course; il passe, oui, mais lentement, sans hâte et sans but.
Le temps se promène, car c'est dimanche.

vendredi 6 février 2009

rituel

Chaque matin, se lever, plus ou moins en retard, douche, café debout dans la cuisine avec les yeus qui s'en vont par-dessus les toits, vers le nord : c'est là que l'on découvre le temps qu'il fait.
Sortir rapidement, croiser le soleil en traversant une rue, longer le trottoir et s'engouffrer dans la bouche de métro presque en courant, courir encore sur le quai pour se rapprocher de la bonne sortie à Montparnasse, lire le 20minutes de la veille (exhaustivement sauf le sport), sortir par la rue d'Odessa, filer en apercevant l'heure affichée sur la grande horloge murale de la gare, regarder enfin le ciel tout bleu et les petits moutons blancs des nuages en traversant l'avenue du Maine, regarder, fixer ce ciel haut et bleu avant de rentrer dans mon bureau, dans lequel le soleil ne pénètre jamais (à vérifier).
Allumer l'ordi, se servir du café tout frais que ma collègue aura déjà préparé, suivant l'humeur on se sera acheté un chausson aux pommes, un pain aux raisins ou des biscuits soja figue, ou lait et chocolat de chez Gerblé, la marque dont le nom fait rêver, accompagné d'une mandarine, ou de ce qui traîne dans mes tiroirs surprise.
La suite plus tard

lundi 2 février 2009

sous la neige

Nuit trop courte mais réveil sous la neige ce lundi. On a pris le café silencieusement en regardant s'étaler les toits tout blancs derrière les tasses fumantes.
Hier les puces à Cligancourt, très froid, du coup on a décidé de rentrer préparer des crêpes pour se réchauffer. J'ai fait du thé à la menthe, puis on a bu du cidre. Il reste encore du chocolat fondu dans la casserole.
On a commencé à regarder caramel mais on a dû interrompre le film car L. est rentré, alors on a dû boire de la bière avec lui pour le soutenir.
Passionnant, nan?