lundi 31 août 2009
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vendredi 21 août 2009
Cerdagne
Mauzac
A Mauzac, les pieds dans l'eau, le temps s'est écoulé de la façon dont s'écoule le bon temps, le temps des vacances, le temps de l'été, au rythme de l'eau qui coule - et à cet endroit la Dordogne semble presque immobile.
Un léger courant nous tire imperceptiblement vers le barrage quand on y flotte, mais quand on regarde sa surface sombre c'est le calme qui règne.
Pas que les pieds dans l'eau; le corps en entier, les cheveux la tête, les baignades qui se prolongent jusqu'au crépuscule, depuis le ponton en face de l'école de voile, depuis le canoë abandonné au milieu de la rivière, depuis le pont de chemin de fer duquel on s'amuse à sauter entre deux TER, depuis la sorte de gabare, cette grosse barque plate rustique tout en bois qui nous mène jusqu'à Trémolat, puis que nous ramenons avant la nuit à son port d'attache, en remorquant sur le dernier kilomètre un voilier en panne de vent.
Il fallait voir ça, les trois naïades à la proue, au-dessus de l'eau moirée scintillant dans le crépuscule, fières, et c. à la barre, aussi fier que nous, pour des raisons différentes mais qui se rejoignent sans doute au fond.
Et puis le jour d'avant, le départ tôt le matin vers une portion de la Dordogne qui laissait à découvert des cluzeaux pour quelques heures encore, avant la remontée des eaux; et nous voilà, à 4 dans un canoë, à l'affût de trous creusés dans le calcaire des berges, dans les brumes du matin qui s'évaporaient au fur et à mesure que la chaleur s'installait.
Et puis le jour d'encore avant, la longue remontée de la rivière en canoë jusqu'après les cingles et les ponts, absolument seules sur l'eau, la rivière qui semble nous appartenir pour quelques heures, l'accostage sur une berge ombragée pour le pique nique et une sieste dans le foin qui borde des champs de maïs plantés dans la boucle; puis la redescente tranquille dans le milieu de l'après-midi, où l'on passe du temps à nager à côté du canoë, à le tier, à le pousser autant qu'à pagayer.
La fête du village aussi, les lampions sous les catalpas, les loupiotes colorées sous la tonnelle, les grandes tablées dressées jusqu'au port pour l'occasion, les étoiles qui tombent dans l'eau de la rivière toute noire.
Puis avant-hier soir je crois, le repas sous la voûte céleste et face à la rivière, dans le village où règne un calme campagnard.
Plus tard, allongées sur le quai, le décryptage du ciel: Pégase, Cassiopée, le Dauphin, la Grande Ourse et la Petite, Hercule, le Cygne, le Serpent, la Couronne, le Sagittaire, et les étoiles filantes...
Le petit déjeuner au même endroit le lendemain tôt, la rivière est encore dans ses brumes, avant le départ en gabare. Le bruissement des hirondelles qui tournoient dans le ciel, la glycine et le bruit du barrage le soir.
Mais il y tant de choses à dire encore...
jeudi 13 août 2009
ce midi c'est poisson
Ou bien on part à la mer? Tu connais Soulac?
Ce midi c'est poisson, du lieu jaune et non de la truite à l'auvergnate comme hier au col de Ceyssat. Hier ça sentait les pins, aujourd'hui c'est fournaise sur la terrasse au moment du café. Vite vite de l'ombre.
C'est l'heure de la sieste, je m'en vais en digestion.
mercredi 12 août 2009
retour aux sources
vendredi 7 août 2009
waouh
jeudi 6 août 2009
la visite au château
mercredi 5 août 2009
Evadné
La campagne mangeait la couleur de ta robe odorante
Avidité et contrainte s’étaient réconciliées
Le château de Maubec s’enfonçait dans l’argile
Bientôt s’effondrerait le roulis de sa lyre
La violence des plantes nous faisait vaciller
Un corbeau rameur sombre déviant de l’escadre
Sur le muet silex de midi écartelé
Accompagnait notre entente aux mouvements tendres
La faucille partout devait se reposer
Notre rareté commençait un règne
(Le vent insomnieux qui nous ride la paupière
En tournant chaque nuit la page consentie
Veut que chaque part de toi que je retienne
Soit étendue à un pays d’âge affamé et de larmier géant)
C’était au début d’adorables années
La terre nous aimait un peu je me souviens."
René Char
mardi 4 août 2009
Pleins feux sur la place de Catalogne
lundi 3 août 2009
c'est l'amour
août à Paris
Début août à Paris, improbables vacances et destination inconnue à l'horizon de la semaine...
C'est étrange d'avoir si peu plannifié ces vacances à venir, j'en profiterai peut-être pour comprendre ce que veut dire avoir le bec dans l'eau, ou bien...
Feux d'artifices de l'été qui se met à crier: "profite, profite, profite de moi"
Courir bronzer sur des bords de mer surpeuplés, dormir à l'ombre d'un parasol qui abrite du cancer
Et je pense à l'invitation au voyage:
"Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble !"

