dimanche 8 août 2010

appel du large

c'est bien beau c'est dimanche mais je n'avance pas dans mes recherches
le temps se maintient - bleu gris blanc
réveil plutôt tardif; L était là, cherchant du café dans la cuisine - mais yen a plus!
je commence à rouler mes crêpes, appel de M, qui se prolonge
bref tout ça fait que... je n'ai pas beaucoup avancé dans le programme que je m'étais fixé

trop nulle

samedi 7 août 2010

here again

Une éternité que je ne me suis pas retrouvée seule.
Et restée trois mois sans écrire un mot... Mangée par le temps.
Le ciel immense déroule sa vague de nuages ondulés au-dessus de Paris.

Les plants de tomates, enfin, forment leurs premières fleurs; en toute logique les fruits devraient suivre, mais il y a quelque chose d'absolument aléatoire dans le règne végétal... Au loin les certitudes.

Un bouquet d'hortensias ramené de Bretagne dont certaines fleurs commencent à fâner.
Le linge qui éternellement sèche. Les fraisiers aussi font des fleurs; sur mon rebord de fenêtre la récolte est maigre mais les fraises savoureuses.

Une forme d'ennui passe quelque part dans les zones noires de mon cerveau. Grisée de compagnie en permanence, j'ai totalement oublié d'être seule.
Des lectures, Courlande de JP Kauffmann, Des monts célestes aux sables rouges du désert d'Ella Maillart, Tigre en papier d'O. Rolin, après avoir  passé beaucoup de temps avec les éléphants de Romain Gary dans Les racines du Ciel.

Rengaine des jours qui ont couru; on se réveille en août, sans les aoûtiens qui sont partis, mais avec les juillettistes qui sont revenus, ce chassé-croisé donnant lieu comme tous les étés depuis que les automobiles sont un loisir de masse à des embouteillages monstrueux dont on nous rebat les oreilles sur les ondes au réveil, au milieu de faits divers racoleurs qui sont le symbole des vacances; les médias sont en vacances, ils nous donnent à manger les reliefs rassis de l'actualité.