mercredi 29 septembre 2010

et si

Et si je reprenais le doux rituel, d'écrire, un peu, chaque jour...
devise du jour, inscrite dans les daily's fortune, et qui sonne particulièrement creux: "la seule richesse qu'on emporte avec soi au ciel, c'est celle du cœur", ouais ouais, passe-moi le beurre et vive la République.
Hier soirée moyenne - en moyenne les soirées sont moyennes ces derniers temps. Y a souvent un truc qui coince, qui fait que j'adhère pas totalement, et que même en tant qu'instigatrice, comme c'était le cas hier, j'ai l'impression parfois de subir les soirées. Étrange non? Paradoxe bien compris de moi-même, entériné.
En face de moi Annie éternue; je lui dis à tes souhaits et ne lui en veux point car hier, j'ai battu un record d'éternuements (ou bien était-ce lundi?).
Donc hier soirée mmmm comment dire, rien de spécial, l'art d'être là sans y être, sans VRAIMENT être là, l'art d'attendre, sans arriver à se sentir véritablement satisfait.
Cela vient sans doute de cette crispation que je ressens depuis un certain temps déjà - crispation, fond d'énervement, zone marécageuse du cerveau qui ne laisse rien entrevoir d'autre que ce qui est susceptible de déplaire.
Au fond, rien ne colle mais tout va bien.

mardi 28 septembre 2010

clin d'oeil

mes chères Eva et Dine, si le hasard vous menait ici, voici une spéciale kassdédi, un clin d'œil depuis nulle part (c'est la définition de la virtualité, partout et nulle part en même temps)
Le jour où j'écris je suis dans mon bureau, il est bientôt 14h, c'est la pause; dans mon dos coule la Seine, d'une couleur sombre et brillante à la fois, car reflétant un drôle de ciel tout blanc et tout bouché.
Devant moi quelqu'un.
Dans la poubelle, les miettes de mon pain bagnat; dans mon ventre un Perrier qui continue de gazouiller.
Une sensation de fatigue dans les reins (le flamenco d'hier?); et une flemme monstrueuse tapie au fond de moi. La première vraie envie de pas m'y remettre depuis 4 mois bientôt. La première vraie envie de penser à autre chose, qu'aux chiffres, actions de reporting et sanglier braisé.
Mais le glas des 14h a sonné, on vient me distribuer le courrier, alors je ne sais rien faire d'autre qu'y retourner.