Tension lundi soir; pourtant, aucune raison d'être tendue à portée de vue. Je rentre du flamenco, c'était dur mais bien, comme à chaque fois, et la journée qui s'est écoulée s'est écoulée sans encombre - pas de trace de quelque embêtement sérieux dans ma mémoire.
Pas faim, ou bien si, je m'imagine manger des spaghettis bolognaise, des vraies avec une vrai bolognaise, et je me dis que oui, ça me donne envie; mais sinon, pas d'appétit. Poisson, haricots verts et riz, les restes de la veille feront un repas léger qui m'ira très bien. L'éternelle clémentine hivernale en dessert, et de la tisane - verveine du désert ramenée d'Algérie par Kamel? Citronelle? Thym?
La veille, on enchaîne le seigneur des anneaux 1ère partie avec Bob le flambeur de Melville; pas du tout le même genre et j'ai ma dose de télé en me couchant - passé trop de temps allongée ou affalée ce we.
Lundi soir, suite du seigneur; un peu de mal à comprendre leur anglais elfique, mais ça m'évade de cette étrange tension que je ressens sans raison, et qui me poursuit jusqu'à ce que je m'endorme sur quelques pages de désert (Monod). La description des différents types de puits sahariens fait du bien dans ces moments-là.
Hier, je réalise que la ville dans laquelle j'ai vécu au Brésil a été dévastée par les coulées de boue et les inondations, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues dans la zone montagneuse au Nord de Rio.
La rue principale dans laquelle on se promenait dans nos moments de loisir n'existe plus manifestement (le centre était petit avec une seule vraie rue commerçante si je me souviens bien).
Sentiment étrange.
Un peu plus tard dans la journée, j'apprends par mon chef qu'il s'est fait licencier, sans alerte, sans rien qui aurait pu l'annoncer. Je crois qu'il va partir ce soir.
Sentiment étrange à nouveau, mais pas du même genre.
Perte d'un repère (l'intérêt de ce poste devait beaucoup à sa présence).
S'ils fument le capitaine, ils auraient dû fumer le soldat Ryan avec...