mercredi 15 juin 2011

divan

T° très douce, ciel nuageux, pas de pluie pour le moment mais cela viendra peut-être dans la fin de journée. La nuit la lune grimpe vers son plein, entre les nuages blancs effilochés.
Rêves étranges ces dernières nuits, des vaisseaux de guerre apparaissant dans les airs au-dessus de la brume nocturne et des nuages, au-dessus d'une vallée dans laquelle se trouve la ville où nous sommes et d'où nous fuyons pour chercher un abri face à l'imminence d'un danger que l'on  sent mais dont on ne sait comment il frappera; Puis dans un supermarché scène de violence, menace de mort, escalator, j'entre dans une classe et rejoins ma place en m'excusant. Cette nuit, nous avons quelques amis que nous avons invité à dîner et qui sont arrivés un peu tard et nous avions oublié qu'ils venaient; du coup nous nous mettons à table et dînons quand je réalise que j'ai déjà dîné une première fois plus tôt dans la soirée. Visiblement, ça n'est pas le ventre qui me l'a rappelé car je mange à nouveau sans souci.
Bref ce sont les rêves.
Que la journée d'hier a été laborieuse, et comme je n'avais pas envie d'aller sur le divan...

mardi 14 juin 2011

blurp

C'est à peu près tout ce que m'inspire cette journée. 
Elle est très douce, un peu grise, humide aussi - hier soir en rentrant de la Rochelle on a trouvé les trottoirs mouillés, et pour l'instant il ne se passe rien, rien de spécial, rien tout court, j'ai passé un certain temps à écrire à M. du coup durant la matinée, ça occupe cette plage horaire entre l'arrivée et le déjeuner...
Donc La Rochelle ce we. Ciel mitigé, gris-bleu-averses légères, qui n'empêchent pas vraiment de sortir sur le front de mer. Me suis baignée à l'île de Ré vers 18h samedi, l'air était à peine plus chaud que la mer, il n'a pas été particulièrement difficile d'y entrer, après j'ai bien nagé et c'était agréable. Dimanche je ne me souviens plus bien ce qu'on a fait... le soir on est allé manger des moules frites dans un bistrot en bord de mer, c'était sympa, avec un rosé de Vendée par-dessus, et des glaces en dessert. La journée on avait dû se promener le long de la mer, Chatelaillon plage... Hier, Fouras, pointe de la fumée, plus longue balade en ville jusqu'au port des minimes. Il faudrait que je raconte ça plus en détail, car certains détails sont intéressants - j'ai remarqué des choses intéressantes, mais dont je ne sais si j'arriverai à les exprimer.
Je préfère parler d'hier que d'aujourd'hui, parce qu'il y a plus à dire c'est sûr.
Tout n'est pas bon à dire, à raconter, mais il y a plus de matière initiale. On a beaucoup parlé des impressions que nous faisaient la ville, le coin, l'appart, et ça nous faisait parfois des drôles d'impressions. Est-ce qu'on avait envie, pas envie, est-ce qu'on aurait eu envie d'habiter là un jour, quel feeling avec la ville etc. Impressions très partagées quant à moi, pas de feeling particulier avec cet endroit, cette lumière si dense, pourtant je dis avec tout le monde que c'est plutôt une belle ville, mais trop ci ou trop ça, trop de riches en marinières, ou trop de poussettes, ou trop de yachts, ou trop de boutiques, ou trop cette impression d'être dans un entre soi typé well people white colour, bronzé aisé; impression d'être au milieu d'éternels vacanciers, or vivre quelque part ça n'est pas être en vacances. L'essentiel c'est que ceux qui y vivent s'y plaisent et ça a l'air d'être le cas, seulement moi, ça me laisse une drôle d'impression mitigée, pas tranchée pas nette, avec un fond d'étrangeté qui surnage parfois et qui me rappelle autre chose mais je ne sais pas quoi.
Dehors il s'est mis à pleuvioter. J'ai mangé poulet sauce curry riz déca.
Annie mange le sandwich que je lui ai rapporté en regardant par la fenêtre. Rêvasse-t-elle? Pense-t-elle? Observe-t-elle? Elle mâchonne et regarde au loin, vers la Seine.

mardi 7 juin 2011

l'ami franck

Ai pris un train pour Arcachon samedi matin; un peu moins de 4 h après, me voilà sur un banc devant la gare, y a du vent et du soleil, j'attends qu'on vienne me chercher et joue avec mon enregistreur.
J'ai envie d'un we pépère et intimiste à la campagne, pas envie de faire d'effort vers l'extérieur, pas envie d'inconnu. Y en a déjà une d'inconnue, la copine de M., mais ma foi, j'essaie de me dire qu'elle doit être sympa et une personne nouvelle, je vais gérer.
Les filles arrivent, c'est la bohème dans la Xantia, le chien, des pagnes, des serviettes, des sacs, une gamelle, des bouteilles en plastique. On file vers Biscarosse (mais en version longue), arrivons à l'océan, nous attablons en bordure de mer pour des moules frites au soleil et au vent toujours, avec un peu de rosé par-dessus. Puis sieste au soleil sur la plage, on écrase, et au réveil, le ciel a changé de couleur, des nuages s'amoncellent venant des terres, ça sent la pluie, on file se baigner, beaucoup de vagues, des surfeurs, on joue un peu dans les vagues sans pouvoir nager. Premières gouttes, M. est partie balader la chienne, elle revient avec deux jeunes qui promènent un chien eux aussi (ce sont les seuls sur la plage), ils sentent un peu fort (ils ont oublié d'aller se baigner?) et nous proposent d'aller boire une bière dans leur camion; on n'ose pas dire non, la pluie a commencé à tomber, finement, alors on se rhabille et on les rejoint, mais bon "c'est le dawa dans le camion, on va aller ailleurs", mais celui qui a proposé de boire une bière n'a pas une thune, alors c'est nous qui l’invitons finalement. Après ce superbe demi sur une place pourrie et mouillée avec 2 énergumènes qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, se profile un we différent de celui que j'escomptais: le gars qui a abordé M. veut retourner sur Paris, vu qu'elle lui a dit qu'on y allait le lendemain, il aimerait bien qu'on le remonte, ça lui éviterait l'auto-stop, assez aléatoire (surtout avec ses fringues et son clébard), mais il lui semble compliqué de nous rejoindre le lendemain, alors il demande si on peut l'emmener direct, comme ça il passera la soirée avec nous + toute la journée du lendemain avant qu'on reprenne la route à 4 + un chien dans une petite clio déjà blindée d'affaires; cette histoire me réjouit tellement que je dis à voix haute que grosse modo ça m'emmerde, mais j'ose pas insister, et nous voilà partis tous les 4 pour une soirée qui n'aura plus rien d'intime – mais qui sera sympa néanmoins. Et jusqu'à la fin il sera là, gentil, mais là, empêchant certaines conversations d'ordre privé, nous racontant partiellement sa vie et sa philosophie (faire la route); il a 21 berges, s'est cassé de chez lui à 15 ans, vit sur les routes et il aime ça; n'empêche qu'une fois sa tente montée dans le jardin, il demande s'il peut pas dormir à l'intérieur, que quand on lui propose du vin, il demande si y a pas du whisky, bref il goûte au confort même s'il a choisi la route. Je suis sans doute de mauvaise foi car le garçon est gentil et rien n'empêche quelqu'un qui a choisi cette vie d'aimer un peu le confort; mais bon, du coup j'ai l'impression de le subir et me dis qu'il se tape l'incruste pépère: M. le rencontre sur une plage un après-midi, le soir même il squattait chez sa mère, et là il squatte chez elle à Paris, car il a nulle part où crécher. Et bien je préfère que ça soit chez elle que chez moi. J'appellerai en fin de semaine pour savoir si son ami subi Franckie est toujours dans le coin, ou s'il a repris la route... 

mercredi 1 juin 2011

hier

Hier (ou avant-hier) j'arrive au bureau par les petites rues bordées de pavillons avec jardins, comme tous les matins.
ça y est, les roses ont fini de faner; certaines survivent grillées par le soleil au-dessus des grillages.
Cette explosion que ça a été tout le mois de mai! Ces énormes bouquets de roses...
Juin. Place au laurier (rose), aux roses trémières, au troène et aux buissons de buis.
Aujourd'hui 1er juin, aller-retour inutile sur Paris Bastille entre midi et 2. Hier soir, course vers Bastille pour aller voir Tomboy. Puis mafé et planteur à l'Olympic (un bail que j'avais pas été).
ça y est, Muriel s'est réveillée. Elle a appelé ce matin (quand elle appelle le matin, c'est en fait qu'elle a eu une insomnie).
Aujourd'hui, je me sens constamment dans l'hésitation (qu'est-ce que ça sera demain?)