Pause déj. La chaleur grimpe par la fenêtre entrouverte.
La fenêtre entrouverte laisse passer les bruits de la circulation tandis que les nuages se sont éparpillés depuis ce matin.
Ce matin où la ligne C du RER était paralysée j'ai pris le bus jusqu'à la Mairie de Vitry, ai fait un tour rapide sur le marché, le temps d'acheter une part de quiche et une pêche jaune pour ce midi, puis ai commencé à marcher pour rejoindre Vitry à pieds. C'était chouette cette marche.
C'était pour la peine extra-ordinaire.
Hier les nuages en soirée se sont amoncelés dans le ciel pour faire de gros bouillonnements sombres d'où sortaient de loin en loin des éclairs.
Le ciel avait une couleur superbe, des gros bouillons de noir et de gris qui s'enroulaient les uns autour des autres en formant des masses plus ou moins sombres au-dessus de la Ville. J'ai pris des photos. J'ai vu un œil orageux dans les nuages, je ne sais si ça rendra sur les photos.
Puis au matin petite pluie très fine; quand je sors elle s'est interrompue; vers 10h le soleil revient et avec lui une onde de chaleur me traverse. Par-dessus il y a de l'air. Le mois d'août est encore là, calme, assis sur son siège magistral de vétéran de l'été il donne ses ordres pour terminer le mois en beauté: je veux des orages par ici, par ici une canicule, par là quelques pluies de grêle, des agriculteurs inquiets, des pommes déjà prêtes pour la récolte, des raisins grillés de soleil qui feront de savoureux vins cuits.
Des papillons blancs virevoltent devant la baie vitrée; des oiseaux passent au loin sous la menace d'un nuage qui obscurcit le ciel vu de ma fenêtre. La couleur du temps change quand il rattrape le soleil. La lumière se voile, les fleurs frémissent, un avion passe au-dessus d'Alfortville, des morceaux d'air traversent les cheveux roux des femmes, qui s'agitent comme des chevaux en liberté.
Je vais faire quelques pas dehors.