jeudi 15 septembre 2011

jour

Odeur de ma veste en cuir que je garde sur moi car le fond de l'air est frais; odeur persistante malgré le parfum que je porte, malgré les années, cette veste achetée il y a 10 ans dans un souk d'Istanbul sent.
Soleil d'hier et d'aujourd'hui. Ballet des salariés qui entrent et qui sortent, des voitures sur les berges, des nuages dans le ciel qui s'épuisent en traînées blanches horizontales et se dissolvent dans le bleu.

mardi 13 septembre 2011

melancholia

un dimanche après-midi pluvieux s'enfoncer dans une salle obscure et se laisser porter par l'atmosphère de fin du monde (au sens littéral) de melancholia; envoûtée par les premières images aux couleurs surnaturelles, détestant dès lors mes voisins qui avaient l'incorrection de tousser, grignoter, chuchoter - comment pouvez-vous...? Me voilà aspirée par l'histoire, subissant par procuration cette angoissante attente de la fin du monde jusqu'à l'explosion finale, qui ravage tout et me laisse anéantie au fond de mon siège.
En sortant du cinéma le ciel bleu nous surprend - nous sommes entrés sous les crachats du ciel, ressortons sous la lumière de septembre lavée et adoucie par la pluie, la fin de journée, l'approche songeuse de l'automne.
On marche au soleil vers le Nord, tranquillement on remonte les rues jusqu'au 18è, contournant gare de l'Est, passant devant les échoppes pleines de senteurs épicées des Indiens, Pakistanais, Sri Lankais du 10è.
Le soir, au lever de la Lune, je fais des estimations: combien de temps nous resterait-il à vivre si la Lune sortait de son orbite et venait percuter la Terre? Qu'est-ce que tu ferais si tu apprenais qu'il te restait 4h à vivre par exemple? Même pas le temps d'aller prendre un train pour Marseille. Juste le temps de s'enfiler un certain nombre de whisky et de mourir cuité.