Arrivées tard par le train à St-Brieuc; la maman de M. qui s'appelle M. et que je n'ai pas vue depuis 15 ans environ est facilement reconnaissable, et je le suis pour elle aussi visiblement.
Sourires, rires, on charge les sacs et on file dans la nuit bretonne.
La maison est près de la mer, mais de nuit je ne m'en rends pas compte. On mange des galettes, cela va de soi.
Le lendemain, le ciel est assez bleu, le réveil tardif et après un petit déj copieux, nous enchaînons avec des moules au roquefort et des frites sur le port, histoire de pas se laisser mourir de faim.
Une petite promenade s'impose ensuite; discussion animée avec le monsieur qui tient une boutique de meubles et objets de marine. Il vend de très jolies choses en bois laméllé-collé, dessinées par un ancien compagnon parti s'installer en Patagonie avec une chilienne.
Un jour, quand je serai riche...
Les lampes tempêtes, les boussoles et les globes qui tiennent en suspension grâce à un système magnétique, sa fille qui travaille au japon dans la robotique (fou ce qu'on en apprend sur la vie des gens en quelques minutes), l'incitation à tuer les patrons plutôt qu'au suicide.
M. achète un petit pingouin en bois.
Plus tard dans l'après-midi, on prend la voiture pour une balade le long de la côté. Il y a des mûres mûres sur le sentier des douniers.
Une petite chapelle où les femmes de marins priaient et d'où elles pouvaient surveiller l'horizon de la mer.
On finit la balade à Port Goret, au café de la falaise ou celui d'à côté, je ne me souviens plus le nom.
Quelques impers jaunes rentrent les bateaux.
Il y a des chiens qui jouent sur la plage et c'est le soir qui est déjà là.
Le lendemain, balade à pied la matinée jusqu'à un restaurant qui en est l'aboutissement, en bord de mer, le temps est mitigé, mais il fait bon et on s'installe dehors.
Nous repartons moins légères qu'à l'aller, surtout moi qui ai mangé comme quatre. Le chemin du retour semble toujours plus long, et arrivées à Binic en fin d'après-midi je vais me baigner.
Ce bain de mer était sans doute le dernier de l'année, ce qui lui a donné un charme particulier malgré la fraîcheur de la Manche fin septembre.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire