Frissons. Banale petite crève automnale.
Alors on a tiré sur la ficelle ma fille? Et bien oui sans doute; sans doute j'ai tiré un peu fort sur la ficelle; mais rien n'a rompu encore.
C'est l'heure du ménage, ça sent les produits d'entretiens; par les fenêtres ouvertes on entend les voitures qui passent, passent, et ne cesseront jamais de passer.
J'ai refait un tour sur le site du Brouillon, ai retrouvé les vieux textes écrits il y a dix ans environ, tout ça teinté d'une lueur littéraire et dramatique, comme si le côté obscur du langage était l'apanage de nos vingt ans, et qu'on portait cette langue criante haut et fort, avec la fierté de la jeunesse qui s'en fiche et qui croit.
Les derniers jours ont été des soirs: le plein de la journée compte pour rien; les soirs s'enchaînent en activités, sociales, de loisir.
Je continue de tisser mon collier de perles masculines, et je le charge de perles... jusqu'à ce qu'il rompe?


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