jeudi 10 décembre 2009

hiver

Il est bientôt 16h. Je fais glisser le store et allume l'hallogène - il fait sombre dans mon bureau. Mais dehors surnage un ciel bleu, vaste, et la trace blanche du sillon d'un avion. Je n'avais pas fait attention à la couleur du ciel depuis que j'ai pénétré dans le bureau ce matin, plus tôt que d'habitude.
Ce matin, levée il faisait encore nuit, la lune formait un croissant clair quand je suis allée prendre le métro à Marcadet. Descendue à Alésia, j'avais le temps, j'ai rejoint le travail par la rue du même nom, tranquillement, il faisait bon, j'ai acheté un grand croissant au beurre, et mes yeux me semblaient fatigués comme des loupiotes allumées au loin dans la nuit.
La fatigue a perduré, elle continue de me bercer à mesure que décline le jour, que s'écoule le sable dans le détroit du sablier.
Voilà une après-midi qui s'achève. Ensuite il y a la danse, après la danse un repas, des discussions et la fatigue sans doute m'attendra tranquillement, dans les vestiaires, sur la banquette du restaurant, dans le métro du retour; elle me fera signe de la main.

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