mardi 16 août 2011

retour

Paris ne peut être un bercail. Cependant c'est ici que je vis, très bien comparé à d'autres, plutôt bien sur mon échelle subjective de valeurs. On n'a jamais hâte de rentrer, encore moins hâte de retourner travailler; c'est une vieille litanie.
Août a vidé la ville, cette fois-ci pour de vrai. Il y a des relents d'ennui dans les couloirs, des gens qui mangent leur sandwich seuls dans les parcs - les collègues sont partis; il se dégage de tout ça une impression de calme inhabituelle qui me va bien à moi.
Hier en rentrant on découvre les plantes grillées sur le balcon - elles ont cruellement manqué d'eau, tandis que nous en avions trop. Hier avant de rentrer je me baignais dans la Manche, avec ses jolies algues vertes qui font des traînées de couleur sur le sable blanc à marée basse.
C'est étrange sans l'être d'être ici, de retour derrière l'ordinateur, heureusement sans la presse habituelle car c'est août, les gens dorment un peu, un œil ouvert un œil fermé, on peut encore se cacher derrière des mots.
Plein Août. Pleins feux sur la ville. Je raccroche.

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