c'est samedi et j'ai la tête au soleil; ça fait longtemps que ça n'est pas arrivé. Il est 13h je finis de boire une tasse de thé et d'écouler le mal de tête que j'avais au réveil (avant de la mettre au soleil).
Jean-Claude Ameisen et règlement de compte à Marseille (radio).
Le ciel est tout joli, mais pas solides les couleurs; on sent que la lumière va changer. Une mer ondulante de nuages ouateux avance vers moi. C'est menaçant mais tant que j'ai la tête au soleil, je fais semblant de ne pas savoir ce qui viendra après.
Après est forcément différent de maintenant, et comme maintenant est agréable on peut craindre qu'après le soit moins (moins de soleil, puis plus de soleil peut-être puis l'ombre qui passe dans le corps, et on doit s'arrêter de lézarder, on doit s'occuper à autre chose).
Temps changeant par nébulosité variable comme le disent Plonk et Replonk.
Dehors, sur la terrasse, les plantes frémissent.
Pas d'eau chaude; je remets mes habits de la veille en attendant la douche.
L'éternelle grue dans le paysage.
Les ongles trop courts, la chemise débraillée, la sirène d'une voiture dans la rue Ordener, l'entretien avec M. X dans la cuisine, les plantes qui bruissent sur le balcon sous une brise hivernale mais ensoleillée, une tomate verte et coupée qui désespère de mûrir un jour, voilà le paysage.


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